Les 23 et 24 octobre 2026, les Tanzmatten de Sélestat ont accueilli la 13e édition du Rock Your Brain Fest. Deux soirées, deux ambiances : un vendredi entre humour déjanté et gros riffs, un samedi plus engagé, porté par le rock alternatif et le punk. Nous y étions, voici notre récit.
Un festival à taille humaine, organisé par Zone51
Le Rock Your Brain Fest est porté par l’association Zone51 et s’est imposé, édition après édition, comme le rendez-vous rock et punk de l’automne alsacien. L’affiche 2026 conservait ce qui fait sa signature : une programmation soignée, qui prend des risques, et qui met côte à côte des têtes d’affiche et des groupes à découvrir. C’est cette cohérence qui frappe d’abord. On ne vient pas ici pour cocher des noms, mais pour passer deux soirées dans une même famille musicale, sans jamais se sentir dans un décor interchangeable.
Vendredi 23 octobre : Didier Super, Les Wampas et Cachemire
Didier Super, l’ouverture qui ne laisse personne indifférent
En début de soirée, Didier Super a donné le ton. C’est toujours un spectacle dans le spectacle : voir ceux qui ne connaissent pas le personnage découvrir son univers complètement barré, entre rires déconcertés et sourires complices, fait partie du plaisir. Le public venu le retrouver, lui, savait exactement à quoi s’attendre, et n’a pas été déçu.
Les Wampas, l’efficacité d’un habitué de Sélestat

Sur scène ensuite, Didier Wampas et son groupe, qu’on a déjà vus plus d’une fois dans la région. Ils sont fidèles à eux-mêmes : efficaces, sans fioritures, avec cette énergie qui fait que leur répertoire fonctionne quel que soit le moment de la soirée. Dans la salle, on reconnaissait autant les fidèles de longue date que ceux qui découvraient la formule en direct.
Cachemire pour clore la soirée : du rock franc et des riffs bien gras
Pour finir, Cachemire a offert un rock propre, porté par des convictions assumées. Mais ce qu’on retient surtout, ce sont les gros riffs de guitare, généreux et bien gras, qui ont donné à la fin de soirée une vraie densité sonore.
Samedi 24 octobre : une soirée plus engagée avec L’Opium du Peuple et Tagada Jones
Le deuxième jour a pris un tour nettement plus engagé. L’affiche, qui réunissait notamment Tagada Jones, Les Ramoneurs de Menhirs, L’Opium du Peuple et Los Fastidios, tirait vers un punk et un rock alternatif où les textes comptent autant que le son. Nous avons suivi en particulier L’Opium du Peuple et Tagada Jones, dont les sets ont donné à la soirée une couleur militante, assumée par les groupes comme par le public.
Dans un contexte social tendu, la soirée avait quelque chose de particulier : les groupes ne jouaient pas seulement des morceaux, ils portaient un message, et la salle l’a bien reçu.
La scène acoustique repliée à l’intérieur, faute de météo clémente
Les deux soirées ont aussi eu leur lot de contraintes. La scène acoustique, prévue à l’extérieur, a dû être installée à l’intérieur, la météo n’ayant pas joué le jeu. Le changement n’a pas gâché l’expérience : le public s’est regroupé autour des concerts, et le bar situé en face de la scène, à l’intérieur.
Ce qu’on a aimé, ce qu’on a moins aimé
Ce qu’on a aimé
La programmation, toujours aussi soignée et audacieuse, qui mélange têtes d’affiche et découvertes. Le bar face à la scène, bien placé et agréable. Et l’ambiance générale, chaleureuse, avec un public qui vient avant tout pour la musique.
Ce qu’on a moins aimé
Les tarifs de la restauration, en particulier : un burger végétarien à 12 euros, c’est un peu élevé pour un festival de cette taille. La disponibilité des food trucks à l’extérieur a également été limitée, ce qui a compliqué la restauration entre deux concerts. On s’est rabattu sur les crèpes qui elles, étaient au top !
Notre bilan du Rock Your Brain Fest 2026
Le Rock Your Brain Fest 2026 a tenu sa promesse : deux soirées denses, sincères, avec une identité musicale claire. Quelques ajustements sur la restauration permettraient de rendre l’expérience encore plus fluide, mais l’essentiel est là : des artistes engagés, un public fidèle et un festival qui reste indépendant. On suivra avec intérêt les annonces de l’édition 2027.