Rencontre avec l’équipe du No Logo Festival : Nous comptons sur l’adhésion du public, c’est à lui de décider !

Organiser un festival dont la programmation sera dès la première année constituer de star du monde entier et de légendes du reggae, le tout pour 15 Balles par soirée sur deux jours, le tout sans aucun sponsor et zéro subvention : Mission impossible ? Et bien non.
C’est le défi impossible qu’ils ont réussi, bluffant tous le monde, surtout les septiques qui attendaient au tournant !

Nous avons rencontré un des directeurs de ce festival pour lui poser quelques questions sur leur projet un peu fou, car après une édition réussi en 2013, ils remettent ça en 2014 ! Le No Logo festival aura lieu les 14 et 15 aout sur le site des Forges de Fraisans.


Jaimelesfestivals : Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Bonjour, je suis Michel Jovanovic, co-directeur du festival No Logo

jlf : Comment vous est venu l’idée d’un festival 100% fond propre, sans sponsor, il faut être un peu fou non ?

C’est une insulte ? Personnellement je le prendrai plutôt pour un compliment…Disons que c’est à la fois un choix qui s’est imposé de lui même étant donné que nous avons décidé de lancer le festival deux mois avant son ouverture et aussi une volonté de rester indépendant..

jlf : Aujourd’hui tous les festivals (ou presque) sont sponsorisés. Il est quasi impossible de voir une grand scène sans une marque d’alcool derrière. L’absence de sponsoring sur votre festival est-elle une volonté pour vous de se différencier de tous les autres festivals ? Un ras le bol des pubs peut être ?

Nous ne cherchons pas à être forcément différents des autres, mais nous tenons à notre propre identité c’est vrai. Nous voulons respecter certains principes, et nous pensons effectivement que la pub pollue souvent l’espace visuel et à tendance à pervertir certaines relations.

Les forges de Fraisans, prêtes à vibrer à nouveau pour le No Logo Festival version 2014

Les forges de Fraisans, prêtes à vibrer à nouveau pour le No Logo Festival version 2014

jlf : Le sponsoring est tellement présent que nous avons l’impression qu’il est indispensable pour la santé économique d’un festival. Comment un festival comme le votre peut vivre sans ce sponsoring ? Vous avez trouvé de l’argent ailleurs ?

Rassurez-vous il n’y a pas de blanchiment d’argent ! Nous comptons sur l’adhésion du public, c’est à lui de décider s’il veut qu’un événement comme le notre existe et perdure, cela ne dépend pas de sponsors ou de financements publics. L’idée est simple mais c’est aussi ainsi qu’on gagne en efficacité. Et cela ne nous empêche pas de proposer une programmation de qualité avec des artistes internationaux.

jlf : Lors de la première édition, on a parlé du festival sur TF1, BFM TV et dans de grands journaux nationaux (Libération notamment). Vous vous attendiez à de telles retombées médiatiques ou c’est une vraie surprise ?

Oui une bonne surprise en tous cas. Cela prouve que c’est le schéma économique qui a interpellé ces medias, car ce n’est sans doute pas la programmation. Mais il n’y pas de secret, il faut aussi aller les chercher.

jlf : Pourquoi avoir choisi d’orienter la programmation vers du reggae ? Est-ce parce que vous adorez ça, parce que c’est ce style de musique fonctionne le mieux en festival ou est-ce un choix économique ?

Cela sous entendrait il que les artistes reggae devraient être moins payés que les autres ?

En réalité nous avons déjà beaucoup de relations dans ce milieu et c’est une musique qui convient tout à fait à l’esprit d’indépendance du festival, c’est une musique qui est contestataire tout en restant festive.

jlf : Quelle a été votre réaction quand vous avez appris qu’une star comme Alpha Blondy avait accepté de vous aider en venant « gratuitement » lors de la première édition ?

L’histoire d’amour continue entre Alpha et le No Logo puisqu’il a accepté d’être le parrain de la seconde édition ! Mais rassurez vous ses musiciens ont bien été payés…

jlf : Le concept économique du festival était très observé et il a montré qu’il était viable dès la première année puisque vous avez dépassé les 9000 spectateurs dès le premier soir. Pensez vous qu’il sera qu’il va inspirer d’autres festivals ailleurs en France ou à l’étranger ? Avez vous déjà eu des contacts d’autres organisateurs ?

Ce serait intéressant si d’autres événements développaient ce concept, surtout pas ces temps de crise, mais notre but n’est pas de vouloir donner des leçons, simplement de montrer que  beaucoup plus de choses restent possibles si l’on y croit suffisamment et que l’on retrousse ses manches. A vrai dire des organisateurs brésiliens nous ont effectivement contacté pour étudier la possibilité de faire un événement de ce type chez eux. A suivre…

jlf :  Une dernière question, vous avez bien une histoire complètement insolite qui c’est passée pendant le festival à nous raconter ?

Pour rester sur le plan de l’histoire d’amour, je crois savoir qu’il y a au moins un couple qui s’est formé lors de la première édition…

Jaimelesfestivals : Merci beaucoup d’avoir joué le jeu et d’avoir répondu à nos questions. Rendez-vous donc cet été dans les Forges de Fraisans !

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